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Blog, Questions-réponses

Mon cheval m’emmène toujours vers la porte de la carrière…

avril 20, 2018

Si votre cheval est attiré par la sortie de la carrière, c’est qu’il a de bonnes raisons :

  • Il est seul et il veut rejoindre les autres, son box ou son pré.
  • Il a appris qu’il existe des zones où il fait des efforts et d’autres où il est plus tranquille et il a fait son choix.
  • Le coin opposé à la porte est effrayant !

Il faut donc changer son idée : il pense qu’il serait mieux ailleurs, donnons-lui envie de rester.

Réfléchissez tout d’abord à la manière d’organiser vos séances. Faites-vous travailler votre cheval du début à la fin de votre présence sur l’aire d’évolution pour ne lâcher les rênes qu’au moment de sortir ? Ou bien construisez-vous votre séance avec une progression d’apprentissage, des pauses pour la compréhension, des moments de relâchement ? En résumé, vous êtes le prof de votre cheval, demandez-vous si vous donnez envie à votre élève d’aller à l’école. Changez votre manière d’aborder les choses et votre cheval changera de comportement.

Pour aider votre cheval à changer d’idée, vous pouvez créer un inconfort vers la porte mais surtout engendrer un confort au loin.

Ainsi, si votre cheval s’approche de la porte, ne l’en empêchez pas. S’il veut s’y arrêter, effectuez une demande qui le met dans l’inconfort : mobilisez les hanches s’il cherche à rester à la porte ou demandez-lui d’accélérer lors du passage près de la sortie.

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Par contre, lorsqu’il s’en éloigne, cessez votre demande, arrêtez-vous plus loin et caressez-le. Petit à petit votre cheval sera intéressé par des points de plus en plus loin de la porte.

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Vous pouvez aussi effectuer les exercices qui demandent un effort au cheval (cercle, épaule en dedans…) du côté de la porte puis venir vous arrêter dans la partie opposée à la celle-ci.

N’hésitez pas à descendre en fin de séance loin de la sortie, à faire manger de l’herbe sous la clôture de la carrière à l’opposé de l’ouverture.

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Variez les lieux où vous montez votre cheval, utilisez la carrière comme un passage lors d’un circuit autour des écuries : vous y entrez, vous en sortez, en demandant plus d’activités à l’extérieur qu’à l’intérieur.
Toutes ces idées ne seront efficaces que si en parallèle le cheval trouve du relâchement et comprend ce qu’on lui demande lorsque vous le montez sur l’aire d’évolution en question.

Questions-réponses

Mon cheval lève la tête lorsque je veux lui mettre le filet…

février 12, 2018

La mise en place du filet est une étape importante du débourrage et il faut savoir laisser au jeune cheval le temps d’apprivoiser cet outil avant de s’en servir avec tact. D’ailleurs, lorsqu’un poulain découvre le mors pour la première fois, il mâchouille souvent beaucoup et tente de s’en débarrasser avec la langue. Mais rapidement, si les étapes sont bien réalisées, mettre (et enlever) le filet devient facile et naturel.
Dans le cas contraire, le cheval peut conserver un a priori sur la mise en place du mors et, en l’absence de rectification, devenir de plus en plus récalcitrant en gardant les mâchoires serrées, en détournant la tête, en bougeant les pieds, en levant l’encolure et pourquoi pas en se mettant debout.

Il est aussi tout à fait possible que votre cheval n’ait pas eu de problème lors du débourrage, mais qu’au fil du temps il n’accepte plus ce geste. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer : un cavalier qui met en place le mors de façon désagréable pour le cheval, une douleur dans la bouche ou aux oreilles, une main qui manque de fixité…

Pour apprendre à votre cheval un comportement plus approprié, voici en images les exercices incontournables à réaliser en licol :

  • Céder à la pression vers le bas :

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  • Caresser la tête, sans oublier les lèvres, les oreilles, les yeux :

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  • Obtenir la flexion latérale :

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Lors de la mise en place du mors :

  • Conservez le licol sous le filet, afin de pouvoir agir si votre cheval bouge la tête ou les pieds.
  • Ne donnez pas la priorité à votre objectif mais au bon positionnement du cheval : il doit rester immobile et conserver la tête basse. Lorsqu’il réalise bien ces étapes, ne cherchez pas à placer le mors, mais récompensez-le en éloignant le filet puis reprenez votre exercice.
  • Soyez délicat lorsque vous mettez le mors mais aussi lorsque vous l’enlevez, prenez garde à ne pas cogner les dents ou les yeux et ne pliez pas les oreilles.
  • L’image qui suit propose un positionnement des mains qui permet de demander au cheval de baisser la tête si besoin (main droite) et d’avoir une main libre pour placer le mors sereinement (main gauche).

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Mettre et enlever le filet est un geste qui doit être considéré comme un exercice à part entière, il ne faut pas hésiter à l’intégrer au sein d’une séance au sol. Le cheval ne doit pas assimiler la mise ne place du mors à un inconfort et au début systématique du travail.

Rendre plus confortable cette étape, c’est aussi : mettre le mors en place et, au lieu de s’en servir, poursuivre la séance sur le licol, donner une récompense alimentaire ensuite ou recouvrir le mors de miel,…

Autant d’idées qui peuvent améliorer le comportement de votre cheval, sachant que, comme souvent, c’est une bonne préparation qui permet une bonne acceptation…

Questions-réponses

Comment puis-je récompenser mon cheval ?

décembre 18, 2017

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L’utilisation de la récompense est un élément clé au cours de l’apprentissage d’un cheval. En premier lieu parce qu’elle témoigne de la volonté du cavalier de faire progresser son cheval en recherchant le positif dans ses comportements. Ensuite, parce que la récompense a un impact immédiat sur la motivation du cheval et certainement sur sa vitesse d’apprentissage.
Il est intéressant de savoir qu’il existe deux types de récompense. L’une est dite primaire car pour le cheval elle correspond à la satisfaction d’un besoin vital comme se nourrir, s’abreuver, dormir… L’autre, secondaire, nécessite un apprentissage de la part du cheval pour qu’il comprenne que c’est un événement qui lui procure du confort. C’est le cas par exemple de l’utilisation de la voix ou des caresses. Cette distinction permet de comprendre pourquoi l’utilisation de carottes peut conduire à un résultat plus probant que le recours aux caresses.

La récompense, par définition, correspond à la reconnaissance d’un mérite particulier. Par conséquent, elle doit avoir un lien avec ce que le cheval a fait, elle ne doit pas intervenir n’importe quand et elle doit apporter quelque chose de positif au cheval. Sa nature est donc déterminée par l’individu concerné : un poulain qui n’a jamais goûté aux carottes ne fait pas d’association entre son comportement et la récompense, tandis qu’il pourrait chercher à reproduire le comportement qui vous a conduit à lui gratter fortement la base du garrot…
L’utilisation de la caresse n’est pas toujours évidente car il faut savoir l’adapter à chaque cheval. Certains chevaux n’aiment pas le contact de la main, nous en avions parlé dans cet article qui explique comment remédier à la situation. Il y a plusieurs façons de caresser un cheval, à noter que le grattage qui évoque au cheval le grooming ou toilettage mutuel relève d’une récompense primaire et est donc la plus efficace.

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Si vous avez recours à une friandise pour féliciter votre cheval, son utilisation doit répondre à des règles précises afin d’éviter certains déboires comme : un cheval qui réclame sans cesse, qui vous bouscule pour obtenir son morceau de pomme voire qui cherche à mordre.
Quand votre cheval a bien répondu à une demande, il n’est pas toujours possible de le caresser et encore moins de lui donner une friandise, soit pour une question de distance soit pour une question de timing. La récompense peut correspondre au fait de le « laisser tranquille » ou à l’utilisation du repos. C’est celle que nous utilisons le plus souvent. Le cheval cherchant à se débarrasser des contraintes, vous pouvez utiliser ce fonctionnement dans votre intérêt. Elle peut prendre plusieurs formes : le simple relâchement de vos aides, une pause à l’arrêt rênes longues ou mettre pied à terre.

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Ainsi, il existe différents types de récompense dont l’utilisation requiert une certaine vigilance et de la compétence.  Chacune d’entre elles aura un impact plus ou moins important sur la motivation du cheval et pour  chaque situation, certaines récompenses seront plus ou moins bien adaptées. Dans tous les cas, pour un bon apprentissage l’important est de demander peu et de récompenser beaucoup: du  relâchement des aides (simple à répéter) jusqu’au seau de granulés…

Questions-réponses

Pourquoi apprendre au cheval à nous faire face lorsqu’il est sur un cercle ?

octobre 21, 2017

On entend souvent dire qu’à la longe, le cheval ne doit pas faire face au longeur. Pourtant, cela facilite l’apprentissage du travail sur le cercle.

Le cheval à la longe doit réaliser un cercle. Il doit donc s’éloigner du longeur, mais dans le même temps avoir constamment un œil sur lui et avoir envie de tourner autour. Si la personne au centre autorise et apprend à son cheval à faire face, elle pourra à tout moment capter l’attention d’un cheval qui aurait envie d’aller vers l’extérieur. Si le longeur est perçu comme un confort, le cheval cherchera moins à tirer sur la longe et un jour il n’y aura plus besoin de longe…

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Dans la nature, les chevaux ne se déplacent pas de manière constante sur une courbe, ils doivent donc apprendre à gérer leur mouvement, alors qu’ils sont retenus par la longe. Ainsi, lorsque le longeur demande à un jeune cheval de s’éloigner, ce dernier part naturellement en ligne droite. Arrivé en bout de longe, il peut se sentir bloqué et plusieurs solutions s’offrent à lui. Certains s’arrêteront, d’autres s’appuieront sur le licol et déplaceront le longeur à plus ou moins grande vitesse et d’autres pivoteront pour faire face. Laissez les faire face au départ, ils vont apprendre à ne pas se rigidifier quand ils rencontrent la main. En les renvoyant sur le cercle, petit à petit, ils vont s’organiser afin de se déplacer sur une courbe régulière autour de votre main.

Il en est de même avec des chevaux plus expérimentés. S’ils ont peur ou sont excités et partent plus vite que prévu à la longe ou en main, il est préférable qu’ils aient le réflexe de vous faire face si vous ne voulez pas faire drapeau derrière…
De plus, si vous avez appris à votre cheval à vous faire face en éloignant les postérieurs, vous serez aussi à tout moment plus en sécurité. Si le cheval est énervé, il est en effet préférable d’avoir deux yeux face à vous plutôt que les deux postérieurs.
Lorsque le travail sera plus précis, l’attention qu’aura le cheval sur la personne, par le biais du langage corporel, permettra d’affiner les demandes telles que l’engagement du postérieur.

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Dans la question posée se cache peut-être la question suivante : comment remettre sur le cercle un cheval qui nous fait face ? Lorsque le cheval est face à nous, la partie qu’il faut repositionner sur le cercle est l’avant-main. Ne cherchez donc pas à vous positionner derrière pour remettre le cheval en avant, car certains chevaux vont vous suivre du regard et ne se replaceront pas sur le cercle. Le mouvement en avant se fera quand le cheval sera en position sur le cercle. Restez fixe lorsque vous exercez une pression sur l’avant main (voir livre méthode la Cense) car pour que le cheval trouve sa place sur le cercle, il faut qu’il y ait un centre fixe, comme la pointe du compas !

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Apprendre à votre cheval à être attentif à vous en vous faisant face, facilitera donc l’apprentissage de nombreux exercices et notamment le cercle, le travail à la longe. Lorsque le cheval sera autonome sur le cercle, il pourra exécuter des transitions sur le cercle, sans faire face, mais aussi des changements de direction et travailler en liberté.

Questions-réponses

Mon cheval part avant d’avoir le temps de le lâcher au paddock…

août 14, 2017

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Lâcher un cheval au paddock ou au pré n’est pas anodin. Certains chevaux partent en arrachant la longe, d’autres nous laissent à peine le temps d’enlever le licol, quand d’autres sont tellement rapides que les postérieurs ne passent pas loin… Il est important, pour notre sécurité, de ne pas laisser ces situations dégénérer.

Tout d’abord, quelles peuvent être les raisons ?

  • Le cheval est déjà devant vous lorsque vous le menez au paddock et vous ne pouvez pas l’immobiliser pour enlever le licol
  • Il ne sort pas souvent au paddock ou reste longtemps en box et est excité de retrouver sa liberté.
  • Il a été habitué à ce qu’on le chasse quand on le lâche, pour admirer ses belles allures…
  • Il fait cela quand il veut rejoindre ses voisins, sentir les crottins (d’autant plus si c’est un entier), manger l’herbe verte du printemps, se mettre à l’abri pour éviter les mouches en été, aller sous un pommier pour manger les pommes à l’automne…

Nous pouvons donc remarquer que de nombreuses raisons sont liées à la nature du cheval et d’autres sont liées au contrôle et à l’apprentissage.
Comme pour toutes les manipulations que nous faisons avec les chevaux, la priorité est la sécurité. Vous devez donc avoir le contrôle de votre cheval. Au mener, il ne doit pas vous doubler et s’arrêter en même temps que vous. Il doit déjà répondre avec précision dans une situation normale, pour obtenir une réponse lorsqu’il est excité. Vous devez pouvoir, une fois entré dans le paddock, le mettre face à vous en éloignant les postérieurs et conserver son immobilité. Vous êtes ainsi loin des postérieurs s’il part quand vous le lâchez. Amenez la tête en flexion, lorsque vous enlevez le licol. Éloignez-vous de la clôture pour avoir de l’espace. Bien évidemment, ne le chassez pas s’il part tranquillement. S’il éprouve le besoin de courir, il le fera sans votre aide. Si malgré ce contrôle, votre cheval part toujours vite, peut-être n’est-il pas lâché tous les jours et dans ce cas, il n’y a pas de secret…

Par contre s’il est plus attiré par d’autres éléments extérieurs que par vous, rendez vous plus intéressant, au moins le temps d’enlever le licol :

  • Laissez-le manger de l’herbe en licol dans son paddock, avant de le lâcher.
  • Grattez l’endroit qu’il apprécie le plus, puis enlevez le licol tout en grattant.
  • Donnez-lui une carotte chaque fois que vous le lâchez pendant une période.

Votre cheval aura ainsi plus de raisons de rester que de partir, au moins le temps que vous le quittiez.

Ainsi, il est tout à fait possible d’apprendre à votre cheval à se positionner correctement pour être lâché et à vous quitter d’une manière appropriée.

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Questions-réponses

Mon cheval gratte à l’attache…

juin 11, 2017

Le cheval est une proie qui doit en grande partie sa survie à la fuite et le fait d’être attaché va à l’encontre de sa nature. Même si le cheval connaît l’attache et ne tire pas au renard, est-il prêt à accepter à être moins libre de ses mouvements ? Ainsi, le cheval peut gratter pour différentes raisons: il ne se sent pas suffisamment en sécurité, il n’a pas appris à être immobile en main,  le temps à l’attache est trop long par rapport à ce qu’il peut accepter. Il peut aussi gratter pour obtenir une réponse de votre part: que vous vous approchiez ou que vous lui donniez une friandise.

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Pour l’empêcher de gratter, la préparation est primordiale. Tout d’abord lors du travail en main, pour pouvoir immobiliser les quatre pieds, il faut pouvoir les contrôler. Ainsi, tous les exercices de mobilisation des antérieurs autour des hanches, des postérieurs autour des antérieurs, de latéral, de mise en avant à différentes vitesses, d’arrêt, de reculer vont vous permettre d’avoir un contrôle suffisamment fin pour apprendre au cheval à immobiliser les quatre pieds. Ce qui est acquis en carrière devra être refait au niveau de l’attache pour immobiliser le cheval.

Avant d’attacher votre cheval, vérifiez qu’il est relâché et laissez le découvrir l’environnement. Ceci est d’autant plus vrai que le cheval est jeune ou dans un endroit inconnu.

Il faut que le cheval trouve du confort à l’attache pour avoir envie d’y rester et ne pas gratter. Les chevaux de randonnée sont souvent calmes à l’attache. Ils ont les kilomètres du matin dans les jambes et savent que, quand ils seront détachés, ce sera pour repartir : leur confort est de ne pas bouger. Si pour apprendre au cheval à être patient, vous l’attachez après la séance ou lors de pauses pendant la séance, il sera moins enclin à gratter. S’il gratte, proposez-lui de bouger à chaque fois. Petit à petit, il trouvera plus confortable de rester immobile plutôt que de gratter pour travailler. Vous pouvez aussi ignorer son comportement et venir le détacher quand il ne gratte plus… Comme pour tout, c’est un apprentissage que vous devez structurer et prendre le temps de réaliser.

Certains chevaux grattent pour réclamer quelque chose : votre présence, de la nourriture. Vous amplifierez cette habitude si, dès que votre cheval gratte, vous vous en approchez pensant l’arrêter. Si à chaque fois qu’il est à l’attache, vous lui donnez des carottes, quand il n’y en a plus, il cherche à en avoir. Il gratte, vous lui en donnez, l’habitude est vite prise ! La récompense offre un confort au cheval à l’attache, mais vous avez une grande responsabilité quant à la manière de l’utiliser.

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Tous ces éléments sont importants à prendre compte pour éviter que le cheval s’énerve à l’attache et gratte, mais, la répétition régulière permettra au cheval de mieux apprendre et accepter l’attache, et il pourra progressivement y rester de plus en plus longtemps.

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Mon poulain n’avance pas. Que faire ?

avril 17, 2017

conedépartRépondre à votre action de jambes en avançant n’est pas logique pour un poulain. Cela nécessite un apprentissage.
Ainsi, si le cheval n’a pas compris cette demande, il est inutile d’insister en mettant plus de jambes, vous n’obtiendrez que des réactions d’opposition ou de défense.
Il existe plusieurs moyens pour mettre un cheval en avant et lui apprendre à répondre aux jambes.

Si c’est la première fois que le cheval est monté, provoquez le mouvement de manière indirecte. Vous pouvez mobiliser les postérieurs puis enchaîner avec les antérieurs. Cette demande incite le plus souvent le cheval à se porter en avant. Si le cheval s’arrête, répétez la même chose.
Si votre cheval ne répond pas à vos jambes, vérifiez que toutes vos cone50881étapes sont bonnes. La première étape pour demander le mouvement en avant est l’utilisation correcte de l’assiette qui « envoie » le cheval vers l’avant. Si vous ne le faites pas, la simple action de vos jambes qui « pressent » le cheval ne veut rien dire pour lui ! Les phases sont : assiette, jambe progressivement (mollet puis talon), appel de langue, puis pression rythmique (stick, cordelette) pour être compréhensible.

Pour mieux répondre, le cheval doit avoir une raison de se porter en avant, il faut donc le motiver :
– Ne plus le pousser dès qu’il amorce un mouvement en avant.
– Ne pas mettre continuellement des jambes alors qu’il avance déjà.
cone4– Privilégier des déplacements d’un point à un autre avec du confort au bout : matérialisez l’espace avec des cônes où vous prendrez le temps de marquer des pauses.
– Suivre un autre cheval.
– Aller en extérieur.

En résumé, ayez des demandes claires et précises et soyez imaginatif pour motiver votre cheval. Comme tout apprentissage, la réponse à la demande de mouvement en avant se construit étape par étape, l’important étant la réponse, pas la quantité. C’est la qualité de votre enseignement qui rend la séance compréhensible et motivante.

Questions-réponses

J’ai des difficultés pour prendre les pieds de mon cheval, comment faire ?

février 19, 2017

Si vous cherchez à « prendre » les pieds de votre cheval, vous essayez de soulever un quart de son poids… c’est impossible ou compliqué ! Partez plutôt de l’idée de lui demander un pied et qu’il vous le donne.
Pour cela vous pouvez commencer par le mettre en situation de réussite : observez ses appuis au sol. Le cheval doit s’organiser pour soulever un pied et reporter son poids sur les autres membres. Au besoin faites-le avancer ou reculer d’un pas afin que le pied que vous souhaitez demander ne soit pas complètement sous la masse du cheval.
Certains chevaux lèvent les pieds non pas pour les donner mais pour éviter le contact au niveau des membres. Ce comportement peut poser problème ensuite car le cheval n’est pas dans l’idée de donner le pied et cherchera probablement à le reprendre contre votre gré. Apprenez-lui à accepter le contact avec un stick avant de le faire avec la main, vous serez plus en sécurité. Comme dans le savoir 1, utilisez les principes de désensibilisation : commencez par caresser une partie que le cheval accepte pour descendre étape par étape sur le membre.

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Ensuite, cherchez à sensibiliser votre cheval à votre demande. Celle-ci doit être logique. Pour les antérieurs, vous pouvez presser autour de la châtaigne et pour les postérieurs autour du jarret. chataigne1jarret

 

A cette étape il est primordial de récompenser le plus petit effort (et donc de mettre votre objectif de côté !). Dès que le cheval a l’intention de donner son pied, relâchez la pression puis renouvelez la demande.

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Certains chevaux ont appris de mauvaises réponses : ils utilisent leur poids pour aller contre la demande, ils reprennent le pied avec violence, ils bougent sans cesse, ils battent l’air avec les postérieurs, ils tapent… Dans ce cas, il faut recommencer l’apprentissage depuis le début. Il peut d’ailleurs être très utile de travailler la prise des pieds avec une corde. C’est un exercice qui demande du tact et qui est abordé au savoir 4. Si cela dépasse vos compétences, tournez-vous vers un professionnel.

Questions-réponses

Si je le travaille dans un pré, mon cheval cherche à manger de l’herbe. Comment l’en empêcher ?

décembre 19, 2016

Nous avons tous l’image du cheval le nez dans l’herbe et du cavalier tirant sur la longe ou sur les rênes en y mettant toute sa force et rien ne change ! En effet, cela ne fonctionne pas. Il convient de ne pas utiliser la force mais de chercher un moyen pour que le cheval change son idée.
Chaque cheval va avoir un comportement différent, selon son caractère, son mode de détention (box, pré) mais aussi selon les saisons et l’appétence de l’herbe. La difficulté n’est pas non plus la même si c’est à pied ou monté, si le cheval est en mouvement ou plus statique, si en plus, vous avez un jeune cheval ou un cheval peu expérimenté.herbe2 Choisissez donc une situation qui vous facilite les choses. N’allez pas dans un pré dont l’herbe a repoussé au printemps, alors que votre cheval n’y a pas encore goûté, il va être difficile à concentrer. Aussi, si vous avez le choix, mettez en place des réponses dans des conditions simples comme dans un espace en sable, puis vérifiez que cela fonctionne encore dans l’herbe…

Si vous menez votre cheval et qu’il s’arrête pour brouter, n’agissez pas directement en tirant sur la longe, mais indirectement en mobilisant les hanches à distance (savoir 1 capter l’attention), vous serez plus efficace.d2

Vous allez entrer dans un « combat », être en opposition constante, si vous voulez absolument empêcher le cheval de manger pendant toute la séance, et à la fin, le cheval mangera… Il faut que vous ayez un plan: définissez quelques exercices que vous allez demander à votre cheval pour une durée correspondant à la capacité d’attention de votre monture dans ces conditions. Pendant cette période, votre cheval ne devrait pas manger, mais ne l’empêchez pas d’essayer. Agissez avec efficacité dans vos demandes s’il essaie (ex: mise en avant, contrôle des postérieurs), et laissez le tranquille le reste du temps, il va vite faire la part des choses. Vous devez le motiver à rester dans l’exercice plutôt qu’à manger. C’est vous l’enseignant, et c’est votre précision et votre efficacité qui le feront changer d’idée. Ensuite, faites une pause et laissez brouter votre cheval.

D’autre part, vous pouvez même retourner ce problème en votre faveur. Profitez de l’herbe comme d’une récompense si le cheval réalise bien un exercice. C’est toujours vous qui décidez le moment où le cheval mange mais vous le ferez après avoir demandé un effort supplémentaire en fonction du niveau du cheval: un simple cercle, un arrêt, un allongement au trot, un appuyer…herbe3Enfin, si votre cheval sait qu’il pourra manger, il insistera de moins en moins. Petit à petit, vous pouvez instaurer un code (baisser la tête lorsque vous êtes à pied, par exemple), que votre cheval attendra avant de manger.

Ainsi, la manière dont vous présentez les choses à votre cheval est primordiale. C’est un apprentissage comme un autre qui se construit petit à petit. Faites en sorte de changer l’idée du cheval, soyez efficace lorsque vous lui demandez un exercice et utilisez l’herbe comme récompense.

Questions-réponses

« Combien de temps ça prend ? »

octobre 12, 2016

Cette question est très fréquemment posée, que cela concerne l’apprentissage d’un exercice ou le fait d’amener un cheval à un certain niveau. Cependant, il n’existe pas de réponse, celle-ci dépendant des qualités du cheval et de son cavalier.

 

chevauxEn effet, chaque cheval est différent :
Quel est son tempérament ?
Est-il d’un naturel confiant ou peureux ?
Est-il sensible ?
Quelles sont ses conditions de vie ? A-t-il la liberté de se mouvoir, des contacts sociaux ?
Quel est son niveau ? Qu’a-t-il appris avant ?
A-t-il appris à apprendre ? Cherche-t-il des solutions ou s’oppose-t-il face à une nouvelle demande ?
Certains de ces éléments chez le cheval sont innés et d’autres acquis durant sa vie.

 

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Et, il en va de même pour le cavalier :
Quel est son caractère ?
Est-il d’un naturel nerveux ou calme ?
Est-il patient ou sait-il se montrer patient ?
Est-il organisé ?
Quelle est sa connaissance du cheval, de son comportement ?
Quel est son niveau ?
A-t-il déjà formé un cheval ?
Connaît-il les techniques concernant l’exercice en question ?
Quel temps a-t-il à consacrer au cheval ?
Quelles sont ses motivations ?
Chez le cavalier aussi, certains de ces éléments sont innés et d’autres acquis par son expérience auprès des chevaux.

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C’est une relation prof-élève : si vous êtes un bon enseignant et votre cheval un élève réceptif, l’apprentissage sera d’autant plus rapide.

Nous ne pouvons donc pas donner une réponse précise à cette question car souvent, pour réussir un exercice, il faut au préalable améliorer un des paramètres précédents. Mais, ce n’est pas du temps de perdu : les apprentissages futurs en seront facilités.
Sachez que si vous êtes pressé et focalisé uniquement sur le résultat, cela prendra de toute façon plus de temps que prévu !