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Conseils équestres

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Intérêt du travail à pied

janvier 17, 2015

Il existe de nombreux intérêts au travail à pied : manipulation du poulain, débourrage, travail en liberté, travail d’un cheval qui ne peut être monté pendant une période. Cet article souligne l’importance du travail à pied dans l’apprentissage des aides utilisées à cheval.

En effet, à cheval, nous utilisons l’assiette, les mains par le biais des rênes et les jambes pour diriger notre monture. La bonne utilisation de ces aides est un apprentissage pour le cavalier qui peaufinera leur précision au fur et à mesure. C’est aussi un apprentissage pour le cheval. Par exemple, un poulain au travail sera naturellement aspiré vers la porte de la carrière même si une rêne d’ouverture lui indique d’aller à l’opposé, et vos jambes ne représenteront pas une barrière pour lui. Nous devons leur apprendre ce que signifient nos mains et nos jambes, les sensibiliser à nos demandes.

Le travail à pied est crucial dans cet apprentissage. En effet, notre position à pied, la dynamique de notre mouvement vont aider le cheval à comprendre ce que signifient les pressions de contact liées à nos mains ou nos jambes. Nous serons plus visibles qu’à cheval et nos pieds pourront s’ancrer dans le sol.

Lors du travail à la longe sur un cercle, le cheval apprend d’ores et déjà à suivre ou non une sensation de direction. Il cède à une rêne directrice s’il est léger et qu’il réalise un cercle régulier. Il s’y oppose s’il tracte vers l’extérieur et que vos pieds ne sont pas fixes. Lorsqu’il suit la sensation sur la longe, il s’organise physiquement pour exécuter son cercle et il y a des chances pour que nous retrouvions cette sensation en selle…

Chaque action que nous allons faire avec la longe correspond ainsi au contrôle des pieds du cheval et c’est ce même rôle qu’aura la rêne à cheval. Si les demandes sont bien réalisées au sol, que le cheval les a comprises et cède avec légèreté, il sera plus facile pour lui de répondre de la même manière aux demandes exécutées en selle:

 

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Reculer: la pression du licol se fait vers l’arrière dans l’axe du cheval. Le cheval cède au niveau du chanfrein et recule.

 

 

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Contrôle des postérieurs: la main (rêne) demande une flexion d’encolure puis le passage du postérieur gauche sous la masse. Le cheval apprend à pivoter autour de la main.

 

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Contrôle des antérieurs: la longe est une « rêne d’ouverture » vers la droite. Le cheval suit l’indication et passe son antérieur gauche devant le droit.

 

Il est important de noter que lors des manipulations quotidiennes, le cheval apprend. Au mener, s’il cède difficilement au licol, c’est qu’il ne suit pas la sensation et il y a de fortes chances pour que son comportement soit le même monté. L’apprentissage du cheval commence dès le moment où nous l’approchons pour lui mettre le licol !

C’est aussi un apprentissage pour le cheval de céder à une pression au niveau de la jambe du cavalier. Il doit s’organiser physiquement pour exécuter un mouvement précis. Certains chevaux fuient la jambe, ce qui n’est pas une réponse, et nombreux sont ceux qui y sont insensibles, dits froids à la jambe. Dans le travail à pied, nous utiliserons notre main pour remplacer la jambe et c’est surtout notre position et la dynamique de notre mouvement qui va clarifier la réponse à donner pour le cheval. Cette réponse acquise à pied simplifiera la compréhension du cheval lorsque la demande sera faite en selle:

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Contrôle des postérieurs: le contact de la main est franc et le corps est solide des pieds à la main pour ne pas forcer mais résister. La longe (rêne) peut aider le cheval à enclencher le mouvement (main droite sur la photo).

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Contrôle des antérieurs: une main au niveau de la tête et une main au niveau du passage de sangle apprennent au cheval à mobiliser son avant main grâce à une pression de contact.

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Déplacement latéral: peu importe la difficulté de l’exercice, lorsque le cheval a compris qu’il y a une réponse à une pression de contact, il s’organise mentalement et physiquement pour y répondre.

Le cheval est notre élève et notre manière d’enseigner doit être la plus compréhensible possible. Le travail à pied fait partie des moyens à notre disposition pour mieux être compris.