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Questions-réponses

Questions-réponses

En promenade, mon cheval ne passe pas les flaques d’eau, les ruisseaux. Que puis-je faire ? Christine H.

avril 17, 2015

 

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Vous pouvez déjà préparer votre cheval à passer sur diverses surfaces, à pied, dans des conditions que vous mettez en place, puis en étant monté.  Ce sont des séances d’apprentissage où les conditions (temps, objectifs) sont réunies pour la bonne compréhension.

Lors de la promenade,  votre objectif est peut-être de passer dans la flaque d’eau, mais n’oubliez pas le plus important:  votre cheval doit faire une association positive avec cette expérience !

Lorsque votre cheval se retrouve face à un passage d’eau, son objectif est de l’éviter alors que le vôtre est de le traverser. Comment faire pour que votre idée devienne la sienne ? Contrôlez les pieds de votre cheval quand il cherche à s’éloigner  de ce qui représente un problème pour lui et rendez positif, agréable le fait qu’il se rapproche du point d’eau.

Si le cheval a l’idée de faire demi-tour en mobilisant ses épaules, il est difficile d’aller contre son idée. Par contre, vous pouvez lui mobiliser les hanches pour les garder toujours à l’opposé du problème : le cheval est alors face à l’endroit où vous voulez l’emmener. Récompensez-le. Pendant toutes ces demandes, regardez toujours le même point de l’autre côté de l’eau.

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Lorsque l’idée du cheval n’est plus de faire demi-tour, c’est une bonne étape de passée, mais si vous le mettez en avant, il va peut-être se bloquer ou même reculer. Ne lui demandez pas d’aller vers ce qu’il considère comme un mur. Dirigez-le plutôt à droite et à gauche face au point d’eau. Quand il s’y intéresse ou va vers l’avant, cessez toutes demandes, laissez-le faire et caressez-le. Répétez jusqu’à ce qu’il comprenne que le point d’eau est source de confort pour lui. Votre idée commence à devenir la sienne.

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Si vous lui avez présenté un passage d’eau facile pour commencer (ce qu’il faut faire !), il passera de l’autre côté. Ensuite, vous pourrez augmenter les difficultés, comme dans tout apprentissage.

Ne soyez pas pressé lors de cette étape, c’est un investissement sur le long terme. Bien entendu, avec un bon contrôle du cheval en général et des difficultés progressives, rien ne sera impossible !

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« Mon cheval fait des écarts devant les objets nouveaux, que faire pour l’améliorer ? » Nicolas C.

février 1, 2015

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Chaque poulain, sans l’intervention de l’homme, adopte un comportement qui lui est propre face à la rencontre d’un nouvel objet. Certains, compte tenu de leur race, de leur génétique ou du comportement de leur mère, sont d’un naturel curieux et se dirigent assez rapidement vers les objets pour les sentir, les toucher voire les prendre dans la bouche. D’autres, par contre, font tout pour s’en éloigner. Dans le contexte de domestication dans lequel ces derniers évolueront, il est préférable, pour eux comme pour nous, qu’ils passent de l’état peureux à l’état curieux.

Il est à signaler que beaucoup de manipulations hâtives avec les poulains peuvent les rendre plus peureux : les coincer pour les attraper (augmente la peur de l’homme), les forcer à rentrer dans un box, dans la douche, dans un van (augmente la peur du confinement), etc… La curiosité a besoin de temps.

Même si les poulains sont bien manipulés, comme cela a été dit précédemment, leur degré de curiosité ne sera pas nécessairement le même. Il n’y a pas d’âge pour améliorer la curiosité d’un cheval. Les exercices décrits ci-dessous, où l’on demande au cheval de s’intéresser aux objets, sont primordiaux avant de demander à un cheval de passer sur quelque chose : bâche, barre au sol, sauter un sous-bassement ou monter dans un van. En effet, comment peut-on espérer monter un cheval dans un van, s’il ne s’y intéresse pas, voire s’il en a déjà peur à plusieurs mètres !

Pour réaliser cet exercice, l’idéal est de pouvoir mener son cheval à distance, le but étant de l’envoyer vers l’objet pour qu’il s’y arrête puis le sente et le touche. Peu importe les objets (plots, cubes, tapis au sol, selle, tronc…) mais présentez ceux qui paraissent les plus simples pour votre cheval puis augmentez la difficulté.

Si le cheval ne veut pas s’en approcher, laissez-lui le temps de l’observer et lorsque son attitude montre qu’il est moins inquiet, proposez-lui de s’en rapprocher.

S’il ne s’y intéresse pas et passe à côté ou s’il l’évite par peur, redirigez le face à l’objet, (votre longueur de corde doit être adaptée pour que l’information soit la plus précise possible). Quand il s’en rapproche, relâchez-vous pour qu’il ralentisse et cherche à s’arrêter proche.  Petit à petit, il va chercher une solution vers l’objet.

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Lorsqu’il est immobile proche de l’objet, ne lui demandez plus rien : plus il s’approche de l’objet, plus ce doit être une zone de confort. Bientôt, le moment de confort correspondra au moment où il touche l’objet. N’intervenez pas au moment où le cheval explore l’objet, même s’il utilise les dents ou les sabots, dans la mesure où sa sécurité et la vôtre ne sont pas en danger.

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Tirer un objet est un exercice  qui en général permet d’accroître de façon évidente l’intérêt du cheval, même s’il est d’un tempérament indifférent ou craintif.  Il est en effet plus attiré  car l’objet est en mouvement et plus confiant car l’objet s’éloigne de lui. Permettez au cheval de terminer l’exercice en touchant l’objet au moment où il montre le plus d’intérêt.

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En réalisant cet exercice vous ne mettrez pas de pression pour que le cheval passe l’embûche (puisque ce n’est pas votre objectif), votre cheval trouvera un confort proche de l’objet, il sera alors prêt à franchir l’embûche : barre au sol, bâche, flaque d’eau, van.

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Vous verrez que le jour où vous voudrez franchir une nouvelle embûche avec votre cheval, à pied ou monté, cet exercice deviendra naturellement votre première étape. Le temps que vous laisserez à votre cheval pour s’intéresser sera du temps de gagné pour le franchissement et un confort pour vous et votre cheval. Plus votre cheval aura des expériences positives avec des nouvelles situations, moins il les craindra. Par la réalisation de ce type d’exercices, vous ne modifierez pas la nature peureuse de votre cheval, mais vous lui apprendrez à mieux réagir et à mieux se comporter face à la nouveauté.

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« Mon cheval couche les oreilles quand je veux le caresser. Que dois-je faire ? » Adelina K.

novembre 24, 2014

 

Certains chevaux ont une attitude menaçante lorsque vous entrez dans leur box ou que vous vous voulez les caresser. Ils mettent les oreilles en arrière, plaquées et tendent l’encolure vers vous. Ce n’est pas anodin et si on ne fait pas les bons gestes, cela peut empirer.

Certaines personnes vont  reculer face à ce comportement, d’autres vont faire de grands gestes pour chasser le cheval. Alors, quelle est la bonne attitude à adopter ? Avec les chevaux, il n’existe pas une seule et unique solution, les situations ne sont pas les mêmes et chaque cheval est différent.

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Tout d’abord, cette attitude montre que le cheval n’est pas prêt à nous accepter, il préfère que nous restions au loin. Ce qu’il faut toujours avoir à l’esprit est que nous entrons dans son espace : notre attitude doit donc être positive pour lui. Nous devons être détendus, relâchés, progressifs et sûrs. Il faut aussi parfois laisser le temps au cheval de nous observer, voire de nous sentir.  Notre approche est plus facile si le premier contact vient de lui : c’est déjà son idée.bonnaattitude

Si lorsque l’on s’approche pour le caresser, le cheval met les oreilles en arrière et que nous reculons en enlevant la main, le cheval a trouvé la solution pour éviter que nous le touchions. Si cet événement est répété plusieurs fois, nous renforçons l’idée du cheval, jusqu’à ce qu’il cherche même à ouvrir la bouche…Il est donc important d’aller au bout de notre geste : toucher le cheval.  Le but étant que le cheval change sa perception sur nous et notre main : le contact devra être franc et agréable. Si l’association de l’humain et de la main est plus positive, il changera son attitude.

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Si le cheval a tendance à tendre son encolure vers nous, il faut évidemment rester en sécurité et protéger notre espace. Cependant, attention aux grands gestes ou aux actions brèves vers le cheval, ils peuvent être interprétés comme des menaces pour le cheval qui nous verra alors comme un élément négatif et son attitude ne changera pas, voire empirera. Nous ne laisserons pas le cheval s’approcher avec une mauvaise attitude et pour ce faire, nous ferons ce que l’on peut appeler une  obstruction (voir photos) : on placera notre bras, fixe, entre la tête du cheval et nous pour fixer une limite. Nous contrôlerons la tête du cheval de manière franche, sans agression, pour tout de suite le caresser, en restant relâché.

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Nota Bene :

La présence de l’humain est peut-être synonyme de contraintes (travail…) et il faut penser à aller voir le cheval et le sortir de son box pour des activités positives pour lui (brouter…)

Certains chevaux à qui l’on a fait des soins suite à une blessure ont des raisons d’éviter notre contact.

La situation se reproduit peut-être, au contact de la brosse ou lorsque vous mettez le tapis et la selle. Votre attitude devra être la même.

L’humain va souvent chercher à toucher le cheval, pour son propre plaisir. Mais selon la manière dont vous le faites et sa sensibilité, il n’appréciera pas nécessairement…